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	<title>Blog République &#187; Politiques publiques</title>
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	<description>&#124; Producteur d&#039;idées</description>
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		<title>Pour une lecture de l’idéologie islamiste.</title>
		<link>https://www.blog-republique.fr/2015/11/29/pour-lecture-ideologie-islamiste/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Nov 2015 16:56:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Daniel Lamar]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Affaires étrangères et Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques publiques]]></category>

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		<description><![CDATA[L’islamisme idéalise un retour à un islam médiéval. Il prétend transcrire une « révélation divine » en termes politiques. C’est une idéologie ultra violente qui appelle à mener une guerre contre tous ceux qui ne lui prêtent pas allégeance.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La dénonciation de l’islamisme semble aujourd’hui faire l’objet d’un consensus</strong><a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. <strong>Au-delà des mesures de sécurité renforcée et de l’engagement militaire français au Moyen-Orient, il apparaît indispensable de tenter de bien comprendre l’idéologie islamiste pour y apporter une réponse.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En examinant les idées défendues par les divers mouvements islamistes actuels</strong> <strong>(Al-Qaida, Groupe Etat Islamique, Boko Haram, etc.), on peut tenter d’en établir une synthèse. </strong>Il est nécessaire de se dégager des débats intellectuels, menés par des spécialistes, ou prétendus tels, concernant l&rsquo;islamisme où l’on rencontre des discussions sur le sens de chaque mot <em>(« </em><em>djihadistes »,</em><em> «</em> <em>takfiristes</em> », « <em>salafistes</em> », etc.), sur le contexte historique et géopolitique, voire des propos allant même jusqu’à une négation de l&rsquo;existence même de l&rsquo;islamisme !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’islamisme est une véritable idéologie politique fondée sur l&rsquo;application rigoureuse de la charia et vise la création d&rsquo;états islamiques</strong>, comme cela a été le cas de l’Iran, depuis la révolution de 1979 avec l’instauration d’une République islamique. L’Iran reste un des rares pays à être une théocratie, c’est-à-dire que le pouvoir, censé émaner de Dieu, réside dans les mains du clergé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au-delà des différences réelles selon les groupes, les lieux ou le temps, l&rsquo;islamisme apparaît pourtant dans sa réalité idéologique et politique avec des idées partagées. </strong></p>
<h1><strong>L&rsquo;IDÉOLOGIE ISLAMISTE REPOSE SUR DES OBJECTIFS CLAIRS  </strong></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’idéologie islamiste peut se résumer en quelques points principaux : </strong></p>
<ol style="text-align: justify;">
<li><strong>L’islamisme idéalise un retour à un islam médiéval</strong> (autrement désigné comme « islam des origines »<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>). <strong>Il</strong><strong> prétend transcrire une « révélation divine » en termes politiques. </strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Les islamistes prônent une rupture violente avec l’ordre établi et ont pour but est de s&rsquo;approprier l&rsquo;appareil d&rsquo;État.</p>
<p style="text-align: justify; padding-left: 30px;">Ils veulent contrôler les consciences individuelles en menant un endoctrinement totalitaire et en réprimant tout comportement non conforme au travers d’une police politique (jusqu’à imposer des tenues vestimentaires conformes à leurs choix).</p>
<ol start="2">
<li style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;islamisme souhaite l’instauration d’un droit « révélé », </strong>c’est-à-dire le strict retour aux textes de base de l&rsquo;islam et l&rsquo;application de la loi islamique (la Charia<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>). Ce qui implique à la fois des règles de droit, et une organisation globale de la société. L’islamisme défend l’idée que la loi islamique doit primer sur celles des pays laïques et être la source unique du droit et du fonctionnement de la société. La charia comprend entre autres les châtiments corporels : mains tranchées, coup de fouet, etc.</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;islamisme impose aux femmes</strong><strong> un statut inférieur à celui des hommes,</strong> qui se traduit par le refus de la mixité homme femme, l’absence des droits, le port du voile intégral, etc.</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Son idéologie est messianique. Elle vise à unifier la communauté musulmane dans le monde au sein d’un nouveau « califat » du Maroc à l’Indonésie. </strong></li>
<li style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;islamisme</strong><strong> vise la destruction, ou la conversion, des non-musulmans : chrétiens, juifs ou « sans religion ».</strong> Les régimes existants, imprégnés de valeurs occidentales, doivent disparaître et l’ennemi à combattre n’est pas seulement le « croisé » ou le « mécréant », mais également le musulman modéré.</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;islamisme</strong><strong> jette l’anathème (takfir, en arabe) contre les musulmans qui ne suivent pas l’idéologie islamiste,</strong> c’est-à-dire qui séparent clairement le domaine spirituel de celui du temporel. Ce qui concerne tous ceux qui exercent leur pratique religieuse dans le cadre de la sphère individuelle, acceptent les règles démocratiques et reconnaissent la légitimité des pouvoirs en place.</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>L’islamisme est une idéologie ultra violente qui appelle à mener une guerre contre tous ceux qui ne lui prêtent pas allégeance</strong><a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a><strong>.</strong> Dans cette guerre, il ne distingue pas entre soldats et civils. La communication médiatique des groupes d’Al-Qaïda ou du Groupe Etat Islamique est centrée sur la diffusion de vidéos d’exécutions sanglantes (décapitations, prisonniers brulés vifs, etc.), l’esthétisation de la guerre en vue d’intimider ses ennemis. Une illustration de cette ultra violence est le « <strong>culte du martyr »</strong>, qui idéalise la mort sacrificielle de celui qui est entré dans le monde de l’ennemi<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>.</li>
</ol>
<h1><strong>L’IDÉOLOGIE ISLAMISTE EST EN CONTRADICTION AVEC NOS LOIS.</strong></h1>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;idéologie islamiste est en totale contradiction avec nos valeurs, la constitution de la République française et toutes nos lois. </strong>De plus, les incompatibilités entre le droit musulman et le droit européen ont été actées par la Cour européenne des droits de l&rsquo;homme. Pour illustration, un arrêt du 31 juillet 2001<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>, a confirmé l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;idéologie islamiste est en <strong>pleine opposition avec les principes de la Déclaration des droits de l&rsquo;homme et du citoyen de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946 : </strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>L’idéologie islamiste ne distingue pas le domaine temporel et le domaine spirituel. </strong></li>
<li><strong>Elle nie l’égalité entre les sexes. </strong></li>
<li><strong>Elle refuse de reconnaître et d’accepter la différence entre les croyants, comme les non-croyants, et la diversité des choix de vie. </strong></li>
<li><strong>Elle combat le droit à la liberté d’expression et refuse le respect de l’autre. </strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ces constats concernent à la fois aux groupes islamistes terroristes et les gouvernements des pays islamistes, comme l’Arabie Saoudite, l’Iran, le Qatar ou le Soudan.</strong> <strong>Même si ces états ne menacent pas aujourd’hui directement pour la France, on ne peut se passer de faire la critique de ces régimes tant leur idéologie conduit à une organisation sociale en contradiction avec nos valeurs. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les groupes islamistes terroristes ont déclaré la guerre à notre modèle de société</strong>, comme ont pu le faire des idéologies totalitaires des temps passés : anarchisme, communisme, puis, nazisme. <strong>Ils ont adopté une démarche de conquête territoriale</strong> (en Irak et Syrie, en Egypte, en Libye, au Nigéria, en Somalie, au Yémen, etc.) <strong>et organisent des attentats &#8211; crimes de guerre &#8211; au sein même des pays occidentaux, dont la France.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong>Une guerre est donc ouverte. L’un de ses volets sera idéologique.</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"><strong><strong>[1]</strong></strong></a><strong> « <em>Nous avons un ennemi et il faut le nommer, c’est l’islamisme radical et un des éléments de l’islamisme radical, c’est le salafisme</em> » </strong>&#8211; Manuel Valls, mercredi 18 novembre 2015, à l’Assemblée nationale.</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <strong>Le « salafisme » est un mouvement politique revendiquant un retour à l&rsquo;islam des origines.</strong></p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <strong>La Charia est une l</strong><strong>oi canonique islamique régissant la vie religieuse, politique, sociale et individuelle, appliquée de manière stricte dans certains états musulmans</strong>, <strong>comme l&rsquo;Iran, l&rsquo;Arabie saoudite, le Pakistan, l&rsquo;Afghanistan, l&rsquo;Iraq, le Yémen, Oman, les Émirats arabes unis, le Soudan et les états du nord du Nigeria, etc.</strong></p>
<p><strong>Le niveau, l’intensité et l’étendue du pouvoir normatif de la charia varie selon les pays et les périodes.</strong> La charia a été codifiée dans un livre de lois fondées sur les sources classiques de l&rsquo;Islam que sont le Coran, les hadiths et la Sunna.</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> La division du monde historique entre le « dar al-Islam » (la terre islamique, le califat) et le « dar al-Harb » (la terre à conquérir) est remise à l’ordre du jour.</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> L’« infiltré » porte une ceinture d’explosif et combat jusqu’à se donner la mort, « <em>en martyr</em> »</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Refah Partisi c. Turquie <a href="http://hudoc.echr.coe.int/eng#{&quot;dmdocnumber&quot;:[&quot;702044&quot;],&quot;itemid&quot;:[&quot;001-64174&quot;]}">http://hudoc.echr.coe.int/eng#{&laquo;&nbsp;dmdocnumber&nbsp;&raquo;:[&laquo;&nbsp;702044&Prime;],&nbsp;&raquo;itemid&nbsp;&raquo;:[&laquo;&nbsp;001-64174&Prime;]}</a> .</p>
<p>« <em>À l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations en question qui contiennent des références explicites à l’instauration de la charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’Homme, et de soutenir un régime fondé sur la charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans</em><em> l’ordre juridique, et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses.</em> »</p>

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		<title>Pour une nouvelle politique de l’emploi</title>
		<link>https://www.blog-republique.fr/2015/11/05/pour-nouvelle-politique-emploi/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2015 22:22:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Daniel Lamar]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politiques publiques]]></category>

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		<description><![CDATA[En France, le nombre des personnes en emploi est trop faible par rapport à celui des personnes sans activité. Il faut accepter une diminution des effectifs des fonctions publiques et parvenir une augmentation massive du nombre des personnes qui travaillent dans le secteur privé.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les questions d&rsquo;emploi donnent lieu, de manière récurrente, à incompréhension. le nombre des personnes en emploi en France est trop faible. il faut accepter une diminution des effectifs des fonctions publiques. Le principal objectif est d’augmenter le nombre des personnes qui travaillent dans le secteur privé.</p>
<h1><strong>LES QUESTIONS D&rsquo;EMPLOI DONNENT LIEU, DE MANIÈRE RÉCURRENTE, À INCOMPRÉHENSION. </strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres clés indiquent des tendances, qui varient finalement peu, malheureusement :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>D’une part, <strong>une progression du nombre de demandeurs d’emploi</strong>, depuis ces dernières années et l’atteinte de chiffres inégalés, avec un cout social difficile à supporter.</li>
<li>D’autre part, <strong>une croissance annuelle du nombre potentiel des actifs (en emploi ou pas)</strong> corrélée avec la baisse du nombre des emplois occupés (salariés ou non-salariés).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La situation actuelle peut être résumée simplement, même si elle est complexe dans les détails. Le diagnostic général tient en quelques constats.</p>
<h1><strong>LE NOMBRE DES PERSONNES EN EMPLOI EN FRANCE EST TROP FAIBLE.</strong></h1>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le nombre des personnes en emploi en France est trop faible par rapport à celui des personnes sans activité de 18 à 67 ans : jeunes en études ou inactifs, chômeurs, personnes inactives<a href="#_ftn1" name="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a>, retraités, etc. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce déséquilibre a mis en cause les régimes de protection sociale, il entraîne la croissance de la dette, il multiplie les personnes en situation de pauvreté, il participe à une perte de dynamique sociale et nourrit une désespérance profonde d’une part de la population, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">La recherche de solutions, aussi rapides que possible, est impérative. Les réponses apportées jusqu’à ce jour ne semblent pas à la hauteur des enjeux et de toute manière elles n’ont pas fait leurs preuves.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exemple des pays voisins d’une taille proche de la France, Allemagne et Grande-Bretagne, confirme que d’autres solutions sont possibles pour arriver à des taux de chômage plus raisonnables, même s’il ne s’agit pas de les « copier ».</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tenter d’arriver à un équilibre, il existe deux pistes à travailler simultanément.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La première est la <strong>réduction effective des dépenses publiques<a href="#_ftn2" name="_ftnref2"><strong>[2]</strong></a></strong> tenant compte de la réalité des recettes (déficit zéro, voire en dessous pour commencer à rembourser la dette existante qui atteint un montant excessif).</li>
<li>La seconde consiste à <strong>produire une augmentation du nombre des actifs</strong> en France pour revenir au seuil limite du rapport entre travailleurs, chômeurs et inactifs.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les deux peuvent être menés parallèlement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La proportion 80/20 du nombre de travailleurs du secteur privé par rapport à ceux du public n’est pas tenable économiquement.</strong></p>
<h1><strong>IL FAUT ACCEPTER UNE DIMINUTION DES EFFECTIFS DES FONCTIONS PUBLIQUES.</strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Pour réduire les dépenses publiques, <strong>il faut accepter la diminution le nombre de fonctionnaires</strong> <strong>de l’État et des collectivités locales. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut appliquer une réforme complète des corps et du fonctionnement des ressources humaines des fonctions publiques avec une grande mobilité des personnels et une revalorisation des salaires d’une part des personnels. Les rapports de la DGAFP<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> sur le sujet ont été établis depuis des années, donnent toutes les pistes pour y parvenir. Il n’est plus besoin de réunir des commissions, mais indispensable de prendre des décisions politiques par voie réglementaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Les fonctionnaires titulaires resteront en poste. Les effectifs de vacataires et de personnes en emplois aidés doivent diminuer et le non-remplacement d&rsquo;une part des départs en retraite rétabli. Le recrutement de fonctionnaire doit se poursuivre avec une grande attention à chaque cas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cette réduction des effectifs ne doit épargner la fonction publique dans les domaines régaliens : armée, police, douane, justice, pénitentiaire, diplomatie, infrastructures, etc.</strong> pour que l’État puisse assurer son cœur de métier.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Cela conduira à une baisse du nombre d&rsquo;emplois publics. </strong>Cette baisse des effectifs publics doit atteindre un seuil et un rapport public privé satisfaisant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il faut accepter une démarche pragmatique</strong>, et non pas idéologique.</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Aujourd’hui, il faut diminuer les effectifs des fonctions publiques</strong>, qui, avec 20% des emplois salariés, disposent d’effectifs trop nombreux.</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Demain, si le nombre des emplois privés augmente de manière significative, il sera possible d’en augmenter les effectifs. </strong></li>
</ul>
<h1><strong>L’AUGMENTATION MASSIVE DU NOMBRE DES PERSONNES QUI TRAVAILLENT DANS LE PRIVÉ EST LA PRIORITÉ</strong></h1>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le nombre d&rsquo;emplois dans le secteur privé doit augmenter</strong>. <strong>Cette augmentation doit porter sur 2 à 3 millions d’emplois nouveaux. Cet objectif consiste à réduire le chômage de près de moitié pour redescendre à un taux de chômage de 5 à 6%</strong> (niveau britannique et allemand).</p>
<p style="text-align: justify;">L’objectif évoqué, de manière un peu rapide, par le MEDEF de la création d’un million d’emplois nouveaux est très clairement insuffisant.</p>
<h1><strong>UN CHANGEMENT PROFOND DE LA POLITIQUE DE L’EMPLOI EST INDISPENSABLE. </strong></h1>
<p style="text-align: justify;">Pour créer des emplois dans le secteur privé, il faut faire le choix de changer profondément d’axes politiques et de jouer sur plusieurs leviers :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Accepter d’accompagner les personnes les plus proches de l’emploi,</strong> et les plus volontaires pour occuper un emploi, en priorité sur les personnes qui en sont le plus éloignées (sans les oublier bien entendu),</li>
<li><strong>Favoriser des embauches dans des entreprises</strong> en supprimant certains freins existants et surtout en redonnant la confiance aux décideurs, en refusant la croissance les contraintes. Le contexte de la baisse du prix de l’énergie et d’une cotation plus raisonnable de l’euro apporte un contexte favorable,</li>
<li><strong>Choisir les secteurs professionnels à privilégier.</strong> C’est-à-dire, les secteurs productifs de l&rsquo;agriculture agroalimentaire, de la construction, de l&rsquo;industrie (dont l’aéronautique) et du numérique doivent connaître un nouveau développement. Le secteur tertiaire gère lui-même son développement<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>.</li>
<li><strong>Encourager le développement des associations</strong> et de leurs recrutements, hors emploi aidé. L’économie sociale peut participer à l’atteinte de cet objectif. Le secteur de l&rsquo;économie sociale dispose de réserves de développement d&rsquo;emploi, en particulier, là ou l&rsquo;état déléguera des fonctions en réduisant ses effectifs. Le développement de ce secteur. De 10% des emplois actuellement, il pourrait passer à 15% des effectifs salariés.</li>
<li><strong>Conserver le CDI comme la référence</strong>. Mais, pour sortir de l&rsquo;impasse actuelle, il faut <strong>accepter le développement d’emplois à temps partiel ou de courte durée</strong>, comme une étape à un retour à l’emploi durable à temps plein<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>.</li>
<li><strong>Encourager la création d&rsquo;activité</strong>, mais avec des résultats plus probants. La politique actuelle cible, sauf exception, des publics en difficulté. L&rsquo;augmentation du nombre des indépendants, free-lance, conseils, etc. nécessite une réorientation de cette politique vers des profils à plus fort potentiel.</li>
<li><strong>Résoudre la contradiction entre la hausse de l&rsquo;âge moyen d&rsquo;entrée dans la vie active et l’augmentation de la durée de la vie professionnelle imposée par le nombre de trimestres de cotisation pour accéder à une retraite pleine.</strong> L’âge moyen d’entrée dans la vie active en France est le plus élevé d’Europe<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>. Il faut revoir la logique de la poursuite automatique des études supérieures à tout prix<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a> de la part d’étudiants dont le décochage universitaire est très probable.</li>
<li>Enfin, <strong>faire évoluer la politique d’accompagnement des chercheurs d’emploi</strong> par les acteurs de l’emploi publics et privés, afin de prendre en charge <strong>toutes les personnes volontaires</strong> pour bénéficier de cet accompagnement.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Personnes inactives par choix (hommes ou femmes au foyer), « rentiers », personnes invalides, malades, année sabbatiques, etc.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Même les mesures annoncées pour 2015-2017 piétinent et ne semblent pas pouvoir atteindre leurs objectifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> DGAFP : Direction Générale de l’Administration de la Fonction Publique.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Le secteur tertiaire est déjà assez bien dimensionné. Il est difficile d&rsquo;émettre un jugement global tant les situations différent selon les sous-secteurs. Avec le développement de services et d&rsquo;acteurs numériques, certaines activités peuvent être amené à stagner, voire à réduire leurs effectifs très progressivement en France (banque et assurances par exemple).</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> L’exemple britannique prouve le bienfondé de cette démarche.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Il faut se rapprocher des âges moyens actuels en Allemagne ou en Grande-Bretagne.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Cette logique de la poursuite d’études à tous prix est inscrite dans la logique même des universités françaises qui cherchent à avoir le maximum d’étudiants.</p>

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